Atar
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Au pied des falaises de l’Adrar se love très délicatement la ville d’Atar. C’est en ce lieu que l’on fera la découverte de toute la magnificence des fruits du savoir-faire des artisans. Les adeptes du shopping verront, de ce fait, leur soif étanchée. Il n’en demeure toutefois pas moins que si l’on n’appartient pas à cette première catégorie, l’on trouvera aussi son bonheur dans la ville car cette dernière sait faire montre d’une véritable maestria pour envoûter ses visiteurs.
La ville d’Atar
Atar est un joyau qui se niche au nord-ouest de la Mauritanie. Son identité ne se cantonne pas à ce statut car, parallèlement, elle assume le rôle d’incontournable. C’est ainsi que l’on n’oubliera surtout point de s’y attarder et d’y effectuer plus qu’un simple détour.
A l’image de toutes les villes anciennes de la Mauritanie, cette cité s’est édifiée grâce au commerce traditionnel reliant le sel du Sahara qui fonda la réputation du nord, le sud avec son mil du Sahel et les cités de la foi et du savoir que sont respectivement Chinguetti et Ouadane. Présentant moins de menace, et donc moins de risque, face aux dangers représentés par les attaques des pillards, Atar fut l’endroit que les caravanes choisirent pour être le lieu des échanges. Un statut qui se conforta encore plus lorsque le commerce avec le Maroc et le Sénégal connut une certaine expansion.
La ville d’Atar abrite actuellement une population que les statistiques chiffrent actuellement à près de 250 000 habitants. Sa superficie lui permet de s’étendre jusqu’au pied des falaises délimitant le plateau de l’Adrar.
La construction de cette cité s’est effectuée au XVIIè siècle et fut inspirée par des tribus originaires de Chinguetti. Malgré une destruction partielle due aux inondations, en raison de sa situation qui la place près d’un oued important, elle demeure nimbée d’un charme particulier que les visiteurs ne seront pas sans remarquer dès leur arrivée dans la ville.
Histoire de la ville d’Atar
L’histoire s’accorde à affirmer que la ville d’Atar aurait été édifiée par la tribu des « Smacid », il y a de cela plusieurs siècles. Cette tribu, s’étant tout d’abord établie à Chinguetti, opta pour s’installer à Atar car il semblerait que l’endroit se prêtait merveilleusement bien aux desseins que ce peuple poursuivait. C’est ainsi que l’on y vit de nombreuses palmeraies se dessiner dans le paysage de la ville.
Atar puise aussi ses origines dans le commerce traditionnel du sel du Sahara ainsi que celui du mil du Sahel. Son emplacement privilégié lui permet de se trouver sur le chemin des échanges traditionnels ayant lieu entre l’Afrique noire, le Sahara et le Maghreb. C’est ainsi que la ville fut le témoin du passage du sel de gemme de la Sebhka. En raison de cette position que l’on pourrait sans difficulté de stratégique, les caravanes décidèrent d’en faire leur lieu de halte à l’époque où le commerce avec le Maroc et le Sénégal devint prospère.
Le début du vingtième siècle fut le témoin de la consécration de cette ville en tant que capitale politique de l’Adrar. Elle attisa aussi les convoitises car les Français l’intégra dans leur conquête en janvier 1909. Cette période houleuse de l’histoire de la ville s’étendit jusqu’en 1933 car, dans cette région de la Mauritanie, la résistance des Regueibats au niveau militaire s’avérait coriace.
Lorsque le pays devint une république dotée de sa propre autonomie en 1958, Atar demeura la capitale de l’Adrar.
A la découverte d’Atar
Contrairement à ce que la tendance porte à faire croire, Atar figure parmi les destinations incontournables lors d’un voyage en Mauritanie. La ville regorge, en effet, de lieux qui méritent largement plus qu’un simple détour. C’est ainsi qu’en visite à Atar, l’on ne passera sûrement pas outre de sa palmeraie. Exhalant un parfum dont il serait difficile de ne pas tomber amoureux, l’endroit respire aussi la fraîcheur. Dito pour les jardins de la ville. Au milieu d’une palette de couleurs irisées, l’on prendra sans aucun doute le temps de contempler la magnificence des fleurs. Parallèlement, l’on prendra soin de visiter les ateliers de différents artisans se trouvant à Atar. L’on sera alors impressionné par leur savoir-faire. En se posant comme la matérialisation des principales caractéristiques de la ville, ces points méritent sans nul doute d’être immortalisés.
Mais c’est dans le marché et le commerce que l’on puisera tout le bonheur de se trouver dans cette ville hors du commun : l’on sera superbement émoustillé par l’ambiance qui y règne et l’on prendra indubitablement goût à visiter ce lieu d’exception qui regorge de produits hors du commun. C’est en ce lieu que l’on succombera devant la magnificence du fruit du travail des artisans ou encore pour moult petites choses que l’on ne retrouverait nulle part ailleurs sur le globe. Et même si l’on ne souhaite aucunement effectuer des achats, l’on appréciera flâner à travers le marché pour s’imprégner de l’animation qui y règne. C’est avec un plaisir toujours renouvelé que l’on y retournera.
En se rendant sur le centre de la ville, l’on ne ratera sûrement pas un immense rond-point qui porte la dénomination de « Place Jacques Chirac ». Cette appellation puise son origine de la visite effectuée en septembre 1997. L’on a, en effet, tenu à marquer ce fait car la dernière visite d’un président français à Atar datait de 50ans. A l’époque, la population de la ville reçut Charles de Gaulle. L’on remarquera aussi les tribunes qui s’y dressent toujours.
Atar se pose aussi comme le lieu où se regroupent les nomades du nord. Il est, par ailleurs, le lieu à partir duquel l’on prend son départ pour une expédition dans la région de l’Adrar. Dans ce cadre, de passage à Atar, l’on prendra soin d’effectuer un périple dans ses alentours : dans le massif de Zarga, dans les dunes de Chinguetti ou encore à Terjit, une oasis, un petit bout de paradis que l’on pourra retrouver au milieu du désert.
Atar, c’est sans nul doute une fascinante facette de la Mauritanie.

