Bejaïa
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Bejaïa, est une grande cité qui est située au nord-est de l’Algérie, et la ville est aussi un port très important pour le pays, car il est sis près de la sortie d’un aqueduc, d’où il exporte d’ailleurs des hydrocarbures. La wilaya de Bgayet occupe une superficie de près de 3 268 km², pour une population estimée à près d’un million d’habitants. Elle est limitée à l’Ouest par les wilayas de Tizi Ouzou et Bouira, au Sud par les wilayas de Bouira, Bordj-Bou-Arreridj et M’silla, à l’Est par la wilaya de Sétif et Jijel, au Nord par la mer Méditerranée. Le chef-lieu de la wilaya de Bejaïa se trouve à l’est de la Grande Kabylie sur les côtes de la mer Méditerranée. La ville est surtout connue pour le grand rôle que joue son économie sur le plan national, et cela se traduit par sa possession de différentes institutions et aussi par le fait qu’elle est une voie de communication, grâce à son ouverture sur la mer Méditerranée. Le vin est un des principaux produits exploités dans la région, le vin est également exporté, et il y a aussi entre autre les peaux de bête, la laine ainsi que les minéraux.
Présentation
Bejaïa est donc une ville d’Algérie. C’est de cette ville que le nom des chandelles ou bougies a été tiré et aussi à partir de laquelle les chiffres arabes ont été propagés dans toute l’Europe. La ville est pourvue d’un grand nombre de sites naturels et de décombres de son passé, qui authentifient les magnificences de son interminable histoire. La région citadine est indiquée par la diversité des occupants qui y ont élu domicile depuis l’antiquité jusqu’à ce jour. Au cours de la période préhistorique, la région de Bejaïa est marquée par les différents sites et gisements Ibéromaurusiens qui abondent sur le territoire, à savoir dans les Babors arctiques. Plusieurs fossiles ont étés repérés dans les gisements, notamment ceux des d’Homo sapiens d’Afrique du Nord, et de l’Homme de Mechta-Aflou, il y avait également des ruines de plusieurs établissements, des habitats et surtout, des œuvres d’art de l’ancienne époque. La ville de Bejaïa a été bâtie par des entités appelées les Carthaginois. C’est peut-être aussi grâce à ces dernières que la ville est devenue un véritable centre d’échanges commerciaux. Et un peu plus tard, un camp militaire y a été établi par l’armée romaine. Et à l’époque, elle a été mieux connue sous le nom de Saldae. C’est par la suite que les Barbares, dirigés par un grand homme nommé Geiséric, se sont emparés de la cité et l’ont renforcée par des protections de part et d’autre des frontières de la ville.
Des siècles et des siècles après, la ville est habitée par les Kabyles et devient la capitale d’une lignée berbère, la ville est restée durant plusieurs années l’une des plus importantes ouvertures vers les pays étrangers du nord de l’Afrique. Il est à savoir que cette ville a été occupée par plusieurs peuples étrangers tels que les Espagnols, les Français, et aussi les Turcs. Peu à peu, la cité est de moins en moins vue comme pôle commercial important, et a moins de valeur aux yeux des anciens occupants et finit par devenir une ville faite de décombres. Néanmoins, la ville reprit de la couleur et récupéra un peu de ce qu’elle était auparavant, cela se passa après la domination française. Le port a été entretenu et réhabilité, une voie ferroviaire y a été mise en place pour assurer la liaison entre la ville et les autres cités avoisinantes. Les Bédjaouis sont en 2004 au nombre de 160000 habitants. IL faut aussi savoir que la ville de Bejaïa est la plus grande agglomération de toute la Kabylie, et c’est également une région à vocation industrielle très importante, sa condition géostratégique n’est pas non plus à sous-estimer, car elle est dotée d’un port pétrolier où les échanges commerciaux se font sans cesse. Il s’y trouve de même un assez grand aéroport international qui peut accueillir les plus grands airbus.
Le relief et les ressources de la région
La ville de Bejaïa est située entre les grands massifs du Djurdjura, des Bibans et des Babors, les 3.268 Km² de la cité sont répartis avec une grande diversité en ce qui concerne son relief et ses ressources : les surfaces agricoles cultivables et très utiles couvrent une superficie de près de 130000 hectares ; la verdure et les routes occupent environ 32000 hectares de la surface totale de la région, les sols non cultivables sont assez moindres par rapport à la superficie de la ville, mais c’est tout de même une vrai perte quant à ce que l’on pourrait en faire si ces sols étaient fertiles, ils couvrent en fait une surface de 3500 hectares, les forêts sont assez denses, elles occupent la majeure partie du territoire car elles ont à elles seules 122000 hectares, et enfin les terres à autre usage que l’agriculture s’étalent sur près de 49000 hectares. Le fait qu’il y ait une multitude de montagnes dans la région fait que les villages soient cachés dans les vallées et les plaines de la côte ; en effet, elles occupent plus de la moitié du territoire : il y a par exemple au nord le grand massif du Bouhatem et le Massif du Djurdjura, le sud est surplombé par le Massif du Bousselam et les bâbords et en plein milieu de la région se trouve la vallée de la Soummam, qui sépare les montagnes.
Le climat de Bejaïa est influencé par sa haute altitude et également par son emplacement par rapport à la mer. Les pluies y sont assez rares, elles durent trois jours par an, et c’est pour cela qu’un réseau océanographique a été installé dans plusieurs Oueds tels que l’Oued Soummam ; l’Oued Djemaa ; l’Oued Agrion ; l’Oued Bousselam et l’Oued Amassin. Cependant, une localité du territoire est tout de même bien arrosée : il s’agit du littoral où le climat est doux et les pluies y sont assez abondantes.

