Constantine
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Constantine est une ville du nord-est de l’Algérie, elle est le Chef-lieu de la wilaya du même nom situé dans les monts de Constantine. Elle est la capitale de l’est du pays et la troisième plus grande ville de l’Algérie, derrière Alger et Oran. La ville s’étale sur une plate-forme rocheuse à une altitude de plus de 640 m au-dessus du niveau de la mer et elle est encerclée par les détroits profonds du Rummel. L’oued est traversé par un aqueduc et par plusieurs ponts, qui permettent de le parcourir au nord et au nord-est. Ses productions sont principalement l’industrie et l’artisanat, et ces derniers sont un véritable commerce avec les villes d’Alger, de Tunis, d’Annaba, de Biskra et de Skikda.
Les origines de la ville
La ville de Constantine a été créée par l’empereur romain Constantin le Grand en 313 après J.-C., sur l’emplacement de l’ancienne ville numide de Cirta. La ville a été habitée au 7e siècle par des peuples arabes, ensuite par les Turcs avant d’être prise par les Français au cours de l’année 1837. La ville a d’abord été désignée sous l’appellation de Sarim Batim au cours de l’époque carthaginoise, puis celui de Cirta pendant la période numide. Cirta a été à partir du 3e siècle avant J.-C. la capitale de l’est du royaume de massaesyle. Les empereurs de la Numidie qui se sont succédés sur le trône ont chacun leur tour enjolivé la cité, pour la rendre encore plus attirante. La guerre qu’a remportée César à Thapsus en février 46 avant J.-C. a été un instant décisif pour la ville toute entière car la Numidie a été sous emprise et Cirta est cédée au Condottiere campanien P.Sittius, pour lui montrer de la gratitude quant à son appui qui a été lui aussi déterminant. La ville est tombée en ruines par l’empereur Maxence au début du 4e siècle, et est par la suite restituée par Constantin Ier qui en fera la seule capitale de la Numidie toute entière. Sous l’empire des byzantins, Cirta est le siège de la résidence du dirigeant de la région, le dux. De plus, elle demeure toujours la capitale de la Numidie. La ville de Constantine sera construite sur ce même site, c’est pour cela que les ruines de l’ancienne ville ne sont plus là. La ville a été érigée sur un site magistral, à une hauteur de près de 800 mètres, sur un récif qui surplombe les profonds détroits au fond desquelles jaillit le Rummel. Constantine fut le siège de rudes combats qu’ont dû faire les différents occupants qui se sont suppléés dans la ville.
Les divers sites et monuments de la ville
N’importe où dans la ville de Constantine, il est possible de voir des sites naturels tous aussi impressionnants les uns que les autres : les grands remparts de la ville qui rappellent l’ancienne époque, la profondeur des gorges qui donnent le tournis.
La cathédrale de Constantine
La grande basilique Souk El Ghezal a été édifiée par un Marocain, qui se nomme Abbas ben Alloul Djelloul, qui a été ordonné par le bey de Constantine Hussein Bou Koumia, la construction a commencé à partir de 1703 et s’est achevée en 1730. La cathédrale est consacrée à la religion catholique en 1838, et elle se fait appeler par la suite Notre-Dame des Sept-Douleurs, celle-ci est la toute première église à avoir été bâtie dans la ville. Son architecture est modifiée et elle est agrandie par un certain Meurs. En 1839, l’abbé Suchet est le premier abbé de la région et les arabes lui offrent la chaire, qui est un très beau travail artisanal. Quelques temps après, la cathédrale redevient une mosquée, comme elle était à son origine.
La résidence de Salah Bey
La résidence de Salah Bey est située à moins d’une dizaine de Kilomètres au nord-ouest de Constantine, près du pont du Rhumel. Cette demeure, créée au 18e siècle, a été auparavant la résidence secondaire de Salah Bey. La résidence abrite aussi de charmants édifices, de grands et magnifiques jardins qui entourent l’oued Rhumel en et la Koubba. Les Femmes de Constantine se complimentent sans cesse quant au fait qu’elles aient pu visiter et même séjourner dans ce lieu paradisiaque dit " Sidi M’Hamed Loghrab " qui est d’ailleurs une destination vénérable du bonheur.
Le palais du Bey
Le palais du bey Ahmed marque l’arrivée du peuple ottoman dans la région. Son édification qui a été faite par Gaid Eddar Ben El Bédjaouis a été entamée au cours de l’année 1827, il a été doté de colonnes, de portails en marbre et de céramique importés spécialement de l’Italie pour l’occasion, pour embellir encore plus le château. Le pavillon du bey se tient juste en plein centre du palais et il était éclairé par les rayons du soleil toute la journée grâce aux 13 fenêtres qui donnaient une belle vue sur les jardins, les cours et les galeries. Il y avait une cuve près de ce pavillon. Les remparts du château étaient ornés de tableaux faits par un peintre nommé Hadj Yousef, un algérien qui allait d’un pays à un autre. Après sa consécration au cours de l’année 1835, le palais a été envahi par les troupes de l’armée française et visité par Napoléon III. Et à ce jour, des architectes projettent de réhabiliter le palais de Bey pour que ce dernier retrouve son aspect d’autrefois.
Le tombeau de Lollius Irbicus
Le tombeau de Lollius Irbicus est l’un des plus beaux vestiges qu’a laissé l’époque de l’antiquité romaine. Ce tombeau se trouve en fait aux alentours de Constantine, près d’une cité appelée Tiddis. Cet édifice était en fait un sépulcre familiale, c’est en quelque sorte un mausolée qui a été érigé par Lollius Irbicus lui-même, pour sa propre famille, à savoir son pères et aussi ses frères. Et puisque ce monument est jusqu’à ce jour l’un de ceux qui ont pu rester intact, il est très estimé et sa structure est unique, ce qui lui vaut une grande valeur.


