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La vallée de M’zab

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Le Mzab est une petite ville qui se trouve en plein centre de l’Algérie, à plus de 500 kilomètres au sud de la capitale Alger, dans la wilaya de Ghardaïa. Ce qui est resté des petites forteresses de la vallée du Mzab est jusqu’à ce jour en bon état, rien n’a changé, c’est toujours la même petite ville d’antan avec tous ses charmes. Le site est composé de quelques ksour, qui ont été édifiés par les Ibadites, au cours d’un intervalle de temps de presque trois siècles tout le long de l’oued M’Zab. Chacune des localités est composée d’une palmeraie. Les constructions entreprises dans le village vers le dixième siècle sont tout à fait originales, mais pourtant très simples et elles conviennent parfaitement au milieu où elles sont situées : elles ont en effet été bâties dans le but d’unir tous les villageois. Actuellement, la vie de ces villageois d’autrefois est devenue une vraie référence pour les familles citadines.

Situation géographique de la vallée du Mzab

La vallée du Mzab est formée par une plate-forme rocailleuse qui se trouve à une hauteur qui varie entre 300 et 800 mètres. Auparavant, cette vallée a été constituée d’un ensemble de plusieurs palmeraies dispersées de part et d’autre de la partie sud de la localité, elles occupent chacune une superficie d’environ un peu plus de 70 km² : il y a entre autre Ghardaïa, Béni-Isguen, El-Ateuf, Mélika, et Bou Noura qui se trouvent à près de 600 kilomètres au sur de l’Alger ; et au nord, il y a deux autres oasis qui sont quelque peu écartés des autres oasis : Berriane et Guerrara. Son paysage remonte à l’ère du crétacé supérieur, et il est composé d’une grande étendue de sol rocheux de couleur brun et noir et aussi de pierres. L’oued Mzab parcourt la plate-forme allant du nord-ouest vers le sud-est. La vallée du Mzab est donc formée d’un plateau presque désertique qui est répartie en petits vallons assez creux qui se trouve non loin du territoire saharien de l’Algérie.

Comment la vallée a été fondée

La vallée du Mzab doit sa création à un oued nommé Chebka, qui est situé à 600 kilomètres au sud de la capitale ; cet oued est formé par une plate-forme rocheuse quelque peu aride. Un peuple réuni par une même religion issue de l’islam, s’y est installé au onzième siècle : ce sont les Ibadites. L’organisation communautaire de cette population est basée sur l’union de tout le peuple, elle est de ce fait très vigoureuse. La localité citadine de la région, qui est restée en bon état jusqu’à se jour est sise sur des sommets rocailleux et surplombe la ville contemporaine qui est composée de plusieurs oasis et est située entre les villes de Ghardaïa et de Béni-Isguen. La ville de Mzab est constituée par cinq zones principales qui sont : El Ateuf, Bou-Noura encore, Mélika, Béni-Isguen, et enfin Ghardaïa qui tire son nom d’une expression kabyle qui signifie épaule, dans le sens de falaise, ou élévation.

Les origines de la vallée du Mzab

Jadis, durant l’ère préhistorique, le territoire a été habité par des groupements appelés troglodytes, qui n’ont pas beaucoup marqué l’histoire et ne sont pas de ce fait bien connus. Dans la région du Mzab, plus d’une vingtaine de petits villages se sont succédé, et tous ont disparu à ce jour. Puis, vers le début du 9e siècle, différents peuples ont élu domicile dans la région, il y a eu notamment les Ibadites kabyles nommés les Mozabites, qui ont instauré leurs lois. La ville est depuis le 18e siècle, un grand centre d’échanges commerciaux pour tout le continent africain, dont les produits les plus commercialisés sont entre autre des fruits secs tels que les dattes, l’ivoire des éléphants, des armes, et également des esclaves ; en fait, le troc d’esclaves est très courant dans la région. Les Mozabites qui se sont installés récemment dans le territoire du Maghreb, à savoir le Tunis et l’Alger, sont les plus concernés car du fait qu’ils soient des nomades, ils arrivent facilement à écouler leurs produits. Après que la troupe française a arrêté El-Aghuat, les mozabites ont fini par signer un traité avec le gouvernement de l’Alger, ce dernier consiste à un accord par lequel les Mozabites consentent de s’acquitter d’un impôt au cours de l’année pour avoir leur indépendance. Finalement, le contrat devient officiel vers 1853, et la région gagne une autonomie bien méritée ; cependant, après les interminables attaques qu’a subies la région pendant un certain moment durant l’année 1882, la France a décidé de reprendre le territoire sous son aile et a donc repris sa liberté.

Ce qu’il ne faut absolument pas rater dans la vallée de Mzab

Il ne faut surtout pas rater la vue panoramique de la vallée qui apporte une diversité de couleur, de par ses sommets jaunâtres, la verdure de ses oasis, la couleur des maisons étalées les unes sur les autres, telle une pyramide, avec leur structure si majestueusement faites et aussi le bleu ardent de son ciel dégagé. Il est à savoir que le centre de gravité de la totalité de la région se situe dans la zone de Ghardaïa. Cette région est surtout connue pour sa grande mosquée, dont le minaret a été imaginé par des Soudanais, et dans laquelle une très belle cour pourvue de petites arcades sert d’entrée à la mosquée. La fraîcheur qu’apporte les multiples oasis se trouvant en plein milieu du désert ne laisse pas de glace, elle donne au contraire l’envie de s’y installer, celles-ci conduisent d’ailleurs certaines personnes à y établir des domiciles auxiliaires.

De plus, il est à remarquer que la population Ibadite est jusqu’à aujourd’hui un peuple qui respecte les traditions ancestrales et la religion. C’est pour cela que pour pouvoir accéder à la mosquée, les visiteurs doivent être escortés par un guide, vu que celle-ci est consacrée aux musulmans uniquement. Enfin, si l’on veut rapporter des objets de cette localité, il est à savoir que l’artisanat de la région est très productive : les bijoux sont très tendance et aussi les tapis faits à la main.