Le parc du Diawling
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Le parc national du Diawling est réputé dans toute la Mauritanie pour sa fabuleuse richesse aussi bien pour ce qui est de sa faune que de sa flore.
Des ressources naturelles extraordinaires
Pendant de nombreux siècles, les peuplements locaux en résidence dans le bas delta de la Mauritanie où se trouvent le par du Diawling ont su développer différents modes d’exploitations des ressources naturelles lesquels sont adéquatement adaptés à la fluctuation importante de la disponibilité des diverses ressources de leur milieu.
Et de par le fait que les plaines et les bassins sont successivement inondés puis asséchés en raison du retrait des eaux de crues, il a été possible à cette zone de subvenir correctement aux différents besoins de la population qui y vit. Il s’agit en l’occurrence des pâturages, des gousses d’acacia, du sporobolus qui est utilisé par les femmes pour confectionner des nattes, des poissons, des produits indispensables pour la pharmacopée de la région…
Les activités économiques locales sont dynamisées par la concordance entre le mode de fonctionnement de l’écosystème, la faculté de disposer des ressources ainsi que l’organisation même de l’exploitation de ces richesses naturelles. De ce fait, l’on peut constater que la population locale use totalement des ressources de la nature comme principale source de revenu et de survie. Et c’est grâce à cette dynamique que les villages ainsi que les groupes culturels qui se trouvent dans la zone ont pu prospérer en totale concordance avec leur environnement fertile.
Anciennement désert salé, le bas delta est en passe de redevenir une zone de vie aussi animée que diversifiée. Et concernant les collectivités locales, ces dernières étaient initialement opposées par la mise en place d’une aire protégée. Mais elles n’ont pas tardé à constater les avantages plus que bénéfiques d’une telle initiative.
Un travail d’équipe a alors commencé et l’on peut constater sur place que la région est aujourd’hui un détour que l’on ne doit surtout pas rater lorsque l’on est de passage en Mauritanie.
En outre, grâce aux multiples efforts de restauration, plusieurs centaines de personnes ont eu la possibilité de revenir au terroir afin de s’adonner aux différentes activités traditionnelles lesquelles sont totalement adaptées avec les divers axes de conservation et de restauration du Parc. Et l’on peut constater avec un immense plaisir que les unités familiales se sont reconstituées et que les différents villages se sont repeuplés et sont désormais le théâtre d’une vie quotidienne des plus intenses.
La végétation caractéristique du site
Le parc abrite des espèces particulièrement importantes. Il s’agit entre autres du Sporobolus robustus qui est utilisé par les femmes de la région pour confectionner artisanalement des nattes, de l’Acacia nilotica qui est indispensable dans le domaine du tannage de la peau, de l’echinochloa colonna qui offre un pâturage de première qualité et du Numphea lotus qui est un incontournable dans l’alimentation des population de la région. En outre, il est possible d’admirer des palétuviers Avicennia germinens qui ont envahi les parties basses du bassin du Ntiallakh.
Lorsque le besoin se fait ressentir, les responsables du parc mettent en place un programme de lutte contre des plantes envahissantes et celle qui a fait le plus de ravage est certainement la Salvinia molesta qui a colonisé les canaux d’accès vers le fleuve. Pour parer à cette menace, les spécialistes ont alors opter pour l’élevage de milliers d’insectes dans des cuves d’élevage. Et ces petites bestioles se nourrissent essentiellement de la dite plante. Lorsque le moment d’attaquer est arrivé, des techniciens spécialisés en la matière lâchent les insectes dans le fleuve et permettent ainsi d’éviter que la plante malfaisante ne se propage dans tout le parc.
Un nid douillet pour les oiseaux
Tous les ans, le parc accueille une quantité non négligeable de pélicans, de cormorans, de canards paléarctiques tels que les souchets, les pilets et les sarcelles, de canards afro tropicaux, de flamants de plusieurs espèces d’oiseaux. Et depuis quelques années, l’on a noté le retour de quelques espèces nidificatrices à savoir la spatule africaine, les aigrettes, les hérons, les grues couronnées.
Afin de pouvoir suivre en temps réel l’évolution des effectifs des espèces qui sont présentes dans le parc, l’on peut se fier au dénombrement international qui est réalisé tous les ans. Et du fait de la confirmation de l’importance du parc qui reçoit de nombreux oiseaux tout au long de l’année, le parc national du Diawling figure depuis 1994 dans la liste des zones humides possédant une importance primordiale pour les oiseaux d’eau de la convention de Ramsar.
Et toujours dans la perspective de faire au mieux pour la population animale de la région, des études spécialisées sont en cours de réalisation. Elles ont pour but de mieux cerner la dynamique des population mais aussi de mettre en place des nichoirs artificiels qui sont destinés à des espèces bien précises.
Le tourisme en plein développement
Afin d’appuyer et de favoriser l’essor de l’écotourisme de la région, des activités et des services qui visent à exploiter pleinement les ressources touristiques du site sont mises en place par des opérateurs locaux qui travaillent en étroite collaboration avec les service technique du parc national du Diawling.
L’on a alors vu l’édification de constructions telles que les infrastructures sanitaires, les établissements de restaurations et les tentes traditionnelles n’ont pas été omises. Ce programme a eu des effets immédiats sur la population locale qui profite entièrement des nombreux passages des touristes. Et bien au-delà d’un intérêt essentiellement économique, l’accès possible des touristes au parc a permis de valoriser aussi bien au niveau national qu’international l’aspect naturel et culturel qui caractérise le bas delta de la Mauritanie.

