Leptis Magna
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La Libye recèle un trésor de charme et de secret que les visiteurs n’ont de cesse de vouloir découvrir. L’histoire de cette ville qui porta jadis la dénomination de Leptis Magna ne déroge pas à ce fait : un périple en terres libyennes ne saurait, en effet, prétendre être complet sans s’être attardé sur les témoignages du passé que les vestiges de la ville relatent avec beaucoup d’éloquence.
Leptis Magna
Tout l’intérêt de partir à la découverte de la ville de Leptis Magna réside dans le fait que l’imagination sera mise à contribution : au grand bonheur des touristes, les vestiges de cette ancienne cité, qui a aussi porté la dénomination de Lepcis Magna, émoustillent les sens pour laisser libre cours à leur créativité.
Pour avoir l’opportunité d’admirer les ruines de la ville, l’on se rendra au sud de Carthage.
D’une manière générale, l’on s’accorde à affirmer que la construction de Leptis Magna est l’œuvre des Phéniciens. L’histoire relate que ces derniers y installèrent une colonie. Pour la voir se nimber d’une grande importance, il fallut patienter jusqu’au moment où le pouvoir de Carthage s’étendit jusqu’au bassin méditerranéen. Il n’en demeura pas moins que vers 200 ans avant JC, elle acquit le statut de cité indépendante. Une position qui prit fin lorsque l’empereur Tibère prit la décision de l’intégrer dans la province d’Afrique. Une décision qui lui valut de figurer parmi les villes les plus influentes de l’Afrique du Nord tout en assumant le rôle d’un centre de commerce d’une grande importance.
La crise économique qui eut lieu au troisième siècle eut pour effet d’entacher la réputation de la ville dont l’activité commerciale connut une nette baisse. Il en découla que son importance s’en trouva amoindri. Ce, à tel point que le temps la trouva relativement abandonnée, en partie à cause des attaques d’un peuple de Maures.
Après une kyrielle d’attaques ayant pour dessein de prendre son contrôle, Leptis Magna perdit définitivement le lustre dont elle a été auréolée lors de sa construction. A l’abandon est venu se greffer les effets du temps. Il en résulte qu’actuellement, l’on ne retrouve plus que des vestiges de la ville. Il n’en demeure toutefois pas moins que ces ruines se dressent dans toute leur majesté et n’ont de cesse d’inspirer un sentiment de respect aux regards qui s’y posent. Depuis 1982, Leptis Magna figure dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les monuments de Leptis Magna
La gloire qu’elle a jadis connue a grandement contribué à l’édification de monuments dont les vestiges se posent actuellement comme un véritables plaisirs pour les yeux. Par ailleurs, l’on imagine sans peine la magnificence de la cité du temps de sa prospérité.
L’arc de Tibère
Sa construction tire toute son essence du souhait de témoigner à l’empereur de la reconnaissance pour sa générosité. Du haut de sa vingtaine de mètres, il n’est pas sans impressionner le regard. La beauté de sa décoration contribue, par ailleurs, à justifier l’admiration que l’on ne peut s’empêcher de ressentir à sa vue. Dans la foulée, l’on notera que la décoration de cet arc figurait parmi celles qui étaient dotées de plus de reliefs dans le monde romain.
Thermes d’Hadrien
Ce fut vers les années 100 que la construction de ces thermes fut décidée.
Ces derniers consistaient, d’une part, en une piscine à ciel ouvert entourée par quatre vestiaires et une palestre. D’autre part, le bain froid couvert, le bain tiède ainsi que le bain chaud et humide viennent conférer au lieu une atmosphère particulière.
Nymphée
L’originalité de ce bâtiment ne s’arrête pas à sa dénomination car sa forme constitue aussi sa particularité. Outre la splendeur des lieux qui caresse le regard, on laissera l’imagination esquisser les dessins d’une fontaine destinée aux Nymphes.
Le forum sévérien
Sur un piédestal s’étalant sur quelques centaines de mètres, le forum trône dans toute sa splendeur. L’intérieur du forum se met au diapason de la magnificence de son aspect extérieur.
La basilique sévérienne
Jouxtant le forum, ce bâtiment se trouve matérialise l’importance de la prospérité de Leptis Magna. C’est sous la forme d’un bâtiment rectangle que l’on a choisi de la construire. Si à première vue, l’impression qui étreint est celle de la banalité, au fur et à mesure de son exploration, l’on s’aperçoit que la basilique sévérienne est tout simplement magnifique.
Le forum Vetus et l’ancienne basilique
Le règne d’Auguste fut le témoin de la construction de ce monument. En s’orientant vers le côté nord-ouest, l’on peut admirer trois temples : le plus vieux temple du monde jamais découvert à ce jour, Liber Pater, le temple de Rome et d’Auguste et un autre temple que l’histoire s’accorde à affirmer qu’il fut dédié à Hercule.
Le marché
Sa construction fut financée par un riche habitant de la ville, Annobal Tapapius Rufus. La splendeur de ce marché mérite plus qu’un simple détour. Tout en demeurant le témoignage d’un passé fascinant, le marché assume actuellement le rôle d’incontournable : il offre la possibilité de faire connaissance à l’exaltation des sens.
La Chalcidium
Les archéologues et les historiens se sont convenus pour accorder à ce lieu situé entre le marché et le théâtre le statut de galerie marchande. Sa dénomination tire toute son essence de la dédicace, figurant sur un entablement, à Venus de Chalcis.
Le théâtre
Sa construction fut aussi le fruit de l’inspiration d’Annobal Rufus. A la vue de ce monument, l’esprit dessinera sans difficulté les contours du passé de la ville.
Les autres monuments
Bien que n’étant plus que des vestiges, les témoignages du passé que sont les ruines de Leptis Magna regorge de trésors. Tel est le cas des monuments tel que le port, l’hippodrome, l’amphithéâtre ainsi que les thermes de la chasse.
La splendeur de ces monuments est telle que l’on ne peut que s’incliner de respect à leur vue.
Leptis Magnas, c’est une ville dédiée à la beauté et une véritable ode au temps passé. C’est en partant à la découverte de cette ville que l’on fera la connaissance d’une des plus belles facettes de la Libye.


