Les villes de Madagascar
renferment différentes attractions.
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Malgré l’importance de sa population rurale, les six chefs-lieux des anciennes provinces gardent jalousement leur statut de grande ville. A celles-ci s’ajoute une ville de taille moyenne comme Antsirabe et les villes touristiques : Nosy Be et Sainte Marie. La première ville de Madagascar n’est autre que sa capitale Tananarive. Celle-ci, connue aussi sous le nom de « la ville des mille », se juche sur le versant d’une colline qui s’élève à 1 248 m au-dessus d’une ancienne zone de rizière envahie par des maisons en brique. Au sommet de cette colline, le « rova », l’ancien palais de la reine domine toute la ville. L’architecture de Tananarive fait apparaître les traces de la période coloniale, voire celle de grand roi Merina Radama Ier. Des édifices datant de la colonisation, comme la Gare, côtoient les infrastructures plus modernes.
Le cliché le plus remarquable de cette ville est constitué par un paysage d’une succession interminable de voitures et de vieux taxis qui parviennent difficilement à escalader les pentes parfois très raides des routes. En parcourant à pieds la ville, vous allez sûrement finir par vous lasser de gravir les marches interminables des sentiers sur le flanc des collines. Cette ville pleine d’histoire abrite un musée d’Art et d’Archéologie (1970) et un observatoire astronomique.
La vie nocturne dans la ville des mille est plutôt animée avec les nombreux night clubs, casino, les clubs de karaoké et les salles de cabaret. Après la capitale, le grand port est la deuxième ville de Madagascar. Plus connu sous le nom de Tamatave, cette ville Betsimisaraka s’est développée autour d’un comptoir commercial européen du XVIIIe siècle. Le paysage est axé sur le port. L’ancien quartier des français avec des rues relativement rectilignes et la grande avenue de l’indépendance sous les gigantesques palmiers ouverte sur le bord de la mer se contraste avec les quartiers plus récents. Le quartier ancien présente toujours des vestiges de la colonisation.
L’image de cette ville est associée également à celle du pousse-pousse. Le décor constitué par ce moyen de transport à deux roues tiré par des hommes en short et en sandales et ses couleurs très vives fait la réputation de Tamatave.
Sur la façade occidentale de la Grande île, une autre ville portuaire s’est développée durant l’âge d’or du commerce avec les Arabes. Cette ville est un ancien comptoir et elle fût fondée par les Arabes vers 1700.
Mahajanga ou Majunga est une ville où la température est élevée ; la ville à trente quatre degrés à l’ombre. La tiédeur l’emporte tout le temps. L’ombre y est rare et la population de la ville, à l’image de son climat, est chaleureuse. On l’appelle « La cité des fleurs » ; c’est une ville où un petit monde cosmopolite vit en bonne intelligence. Un cosmopolitisme qui fait le charme de la ville constitue encore un des miracles de Madagascar. Située à l’embouchure du fleuve Betsiboka en bordure de la baie de Bombetoka, Majunga est au centre d’un creuset d’influences africaines et orientales, grâce à des liens commerciaux tissés depuis des siècles. Elle est une porte ouverte sur l’orient et une façade vers la côte africaine et les îles de la lune, les îles Comores. Elle offre une plage magnifique qui borde la mer de couleur rouge. Cette couleur vient du sédiment transporté par la rivière Betsiboka. Pendant la nuit, le bord de la mer est très animé. Il constitue le lieu de rencontre des majungais. Soufflé par une brise très douce qui chatouille le visage, cette partie de la ville est un endroit privilégié des amoureux afin d’apprécier le claire de la lune sous les palmiers qui trémoussent.
Pendant la soirée, le centre de la ville est inondé par des marchands sur des petites tables pour vendre la brochette de viande, une spécialité de la ville de Majunga. A la tombée de la nuit, l’odeur de cette recette, appelé communément « mosakiky » ennivre tout le centre ville. Etant une ville portuaire, on peut apprécier des fruits de mer à foison à Majunga.
Les autres grandes villes de Madagascar sont : Fianarantsoa, Tuléar, Antsiranana. Cette dernière, plus connu sous l’appellation de Diégo-Suarez se trouve à l’extrémité nord de l’île. La province de Diego-Suarez est la dernière contrée du nord de Madagascar, avant la mer. Bien ancrée dans sa baie et ses terres, cette côte qui trouve sa singularité dans la diversité. Elle est pétrie d’histoires, de coutumes et de traditions. Celles-ci permettent de préserver sa nature grandiose, ses richesses culturelles.
L’immense baie de Diégo sur l’océan Indien est l’un des plus beaux ports naturels du monde. Cette ancienne base militaire française présente beaucoup de trace du passage des français dans la ville. L’architecture de la ville est formée par des anciens comptoirs, des vieilles maisons et des édifices coloniaux. Amarrée au large de l’admirable plage de Ramena, le pain de sucre est très surprenant. Plus au sud de la ville, la montagne des français, une montagne de calcaire développe des formes karstiques exceptionnelles.
Fianarantsoa, une ville s’étalant sur des collines, est célèbre pour être la ville des Betsileo. Ses vins en font aussi sa réputation.
Enfin, le soleil de la ville de Tuléar au sud de la Grande île est très remarquable. La grande majorité des touristes qui débarquent à Madagascar passent seulement quelques jours dans les autres endroits puisqu’ils sont tous impatient de visiter et d’apprécier la beauté de cette ville. La tradition Vezo ou Antandroy a fait de cette ville une véritable galerie d’art.
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