Madagascar : un pays de traditions
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Le Malgache est un peuple très attaché et très ancré à sa tradition. La Grande île composée de nombreuses ethnies présente une richesse traditionnelle immense. Cette tradition est aussi nombreuse que les ethnies qui composent la communauté malgache. Chacune de ces dizaines d’ethnies de l’île ont leurs propres traditions et une identité culturelle très particulière. Le « fomba » ou us et coutumes diffère d’une communauté à l’autre.
Parmi les plus importantes us et coutumes, les plus connues sont des rites traditionnels. Ce sont les rites des grandes communautés qui sont réputés à savoir le Fandrona chez les Merina, le Fitampoha chez les Sakalava de Manabe, Fanompoambe chez les Sakalava, tsanga-tsaina chez les Antakarana,... En plus, il y a aussi la Sambatra, une sorte de circoncision collective dans le sud-est. La croyance des malgaches est beaucoup axée sur les morts. Chez cette communauté, le culte des ancêtres tient une place importante dans la communauté. Les trois premières cérémonies traditionnelles citées ci-dessus se rapportent toutes au culte des ancêtres. Par exemple le Fandrona qui signifie littéralement « bain » consiste à faire le bain des reliques royales et de rendre hommage aux ancêtres qui ont toujours leurs ombres planant sur les vivants.
Aussi bien le Fandrona que le Fitampoha ou Fanompoambe, ces rites ont presque tous les mêmes caractéristiques et les mêmes objectifs.
Chez les malgaches, la croyance populaire est que les ancêtres veillent toujours sur eux. Les descendants gardent des liens étroits avec leurs ancêtres et surtout leurs anciens rois appelés souvent « Andriamanitra » ou princes vénérés. En raison de la nécessité de garder ce lien entre la vie sur terre et celle de l’au-delà, les Merina, les Sakalavas honorent ponctuellement leurs morts par le biais des soins qu’ils apportent aux reliques de leurs ancêtres. Ces soins se manifestent par l’octroi de nouveaux linceuls à ces dernières après avoir effectué leur bain. Contrairement aux rites de Fitampoha ou de Fandroana, le Tsangan-tsaina qui a lieu presque tous les cinq ans, a pour objectif de manifester l’existence du royaume Antakarana dans la région nord de l’île. Ce rite qui signifie littéralement « « érection du mât » consiste a ériger un mât royal aux couleurs de l’Antakarana. Mais ce rite n’est pas tout à fait différent des autres car il est précédé d’une visite dans le tombeau royal afin de rendre hommage aux anciens souverains.
Les points communs entre les différents rites traditionnels malgaches c’est qu’ils permettent avant tout le rapprochement entre tous les membres des communautés respectives. Ils permettent aussi de tisser les liens plus étroits entre ces membres et leurs ascendants avec les grandes festivités qui les accompagnent.
On remarque aussi que la tradition malgache, en particulier celles de Sakalava, est très imprégnée par le culte de possession ou « tromba ». Celui-ci accompagne toutes les cérémonies traditionnelles organisées par les Sakalava et les communautés qui leur sont liées comme les Antakarana.
Le culte de possession comprend l’établissement d’un esprit, essentiellement des anciens rois sakalava, chez une personne. Lors des cultes des ancêtres, la grande majorité des femmes ont les cheveux tressés et lâchés. Quand les esprits prennent possession de la personne dans laquelle elle demeure, celle-ci secoue la tête tout en faisant trémousser ses cheveux. La personne qui a la "tromba" doit s’approprier toutes les caractéristiques de l’esprit qui la possède. Elle doit effectuer ponctuellement le culte en réunissant ses proches, surtout ceux qui possèdent la"tromba", pour rendre hommage à son « Tompo » qui signifie exactement possesseur. Ce petit culte qu’on effectue généralement à la maison se fait avec des alcools qui coulent à flot, de la musique avec le « valiha » et l’appel de l’esprit pour prendre possession de son sujet.
Il faut signaler que c’est la musique qu’on joue pendant la séance de cérémonie de tromba qui est à l’origine de la musique traditionnelle partagée entre la région d’Antsiranan et celle de Mahajanga : « le Salegy ». La valiha, l’instrument joué pendant la séance du culte de "tromba" est devenue l’instrument malgache de référence.
Pour les passionnés de l’ethnotourisme, Madagascar est une destination unique pour vous offrir des expériences culturelles uniques au monde. La liste de ces cérémonies traditionnelles et la culture à découvrir est très longue. Ici, nous n’en citons que quelques unes et c’est à vous de voir et de comprendre comment les malgaches vivent leur passé dans le présent.
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