Mahdia

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La ville de Mahdia est une ville qui se trouve sur la côte de la Tunisie. Elle se trouve située à environ 200 kilomètres de la capitale du pays qui est Tunis. L’on notera que cette municipalité est le chef-lieu d’un gouvernorat qui porte le même nom. Edifiée sur une péninsule, le port de pêche de Mahdia figure parmi les plus importants de tout le pays.

Son économie

De ce point, l’on ne manquera pas de noter que le secteur du tourisme est en plein essor et revêt une importance particulière pour l’économie de la région. Mahdia est également un centre tertiaire très dynamique et divers instituts supérieurs concentrés dans ce domaine ont été récemment mis en place.

Son histoire

L’histoire de Mahdia est exceptionnelle. Si ce n’est que son appellation, celle-ci a changé au fil de son histoire et c’est ainsi qu’elle a porté le nom de Jemma, Aphrodisium et Cap Africa. La particularité de la ville réside également dans le fait qu’elle possède une sa position géographique stratégique et qu’elle possède des forts. L’on comprend ainsi de manière aisée que la ville ait endossé un rôle de premier ordre dans la Méditerranée et ce, jusqu’au seizième siècle.

Mahdia fut d’abord connue pour être un comptoir phénicien puis romain et portait alors le nom d’Aphrodisium. Et c’est en 916 que la ville est officiellement fondée par le premier calife fatimide Ubayd Allah al Mahdi à qui elle doit son appellation actuelle. En 921, elle devient la capitale des Fatimides jusqu’en 973 où la capitale devient Le Caire. Pendant les années 944 et 945, la ville résiste vaillamment pendant huit par les assauts des kharidjites.

En l’année 1057, les Zirides trouvent refuge dans la cité lorsqu’ils sont menacés par des Hilaliens. Roger II de Sicile qui est premier comte normand de Sicile s’empare de la ville en 1148. L’occupation de la ville est maintenue jusqu’à la capitulation de cette dernière qui survient dans les premiers jours de l’année 1160 et qui la met entre les mains des Almohades. Depuis cette époque, la ville laisse la première place de l’importance politique à la ville de Tunis mais elle reste toutefois un port important qui est considérée comme étant une porte qui s’ouvre sur toute la Tunisie.

La ville doit faire face à de nombreux sièges. En l’année 1390, Mahdia perd son importance commerciale dans le pays au profit de Venise. Cela incite Gênes à organiser une marche militaire laquelle prend très rapidement des allures de croisade. Cette dernière bénéficie alors du soutien d’un corps de seigneurs franco-anglais et Louis II de Bourbon qui en prend le commandement. La place est défendue par les arabes originaires de Bejaia, de Bône, de Constantine et différents autres pays du Maghreb qui sont venus porter secours aux Tunisiens. Elle résiste victorieusement à la rafale d’attaques et les alliés se trouvent dans l’obligation de reprendre la mer après deux mois ou plus exactement 61 jours de combats infructueux.

Mahdia est occupée au seizième siècle par le corsaire Dragut et devient le repère de celui-ci. En 1550, Charles quint s’empare à son tour de la ville. Les Espagnols restent sur place jusqu’en 1554. Lorsqu’ils quittent les lieux, ils détruisent les remparts et ceux-ci ne seront reconstruits que partiellement par les Ottomans. Depuis cette époque agitée, la ville a bien retrouvé son calme et il compte désormais parmi les ports de pêche les plus importants de toute la Tunisie.

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La grande mosquée

La construction de cet édifice est décidée en l’année 1916. La bâtisse fait l’objet de nombreuses modifications avant d’être restaurée dans les années 1970. Du fait que cette mosquée a été construite par des chiites, elle se distingue des autres mosquées du monde par le fait qu’elle n’est pas dotée du fameux minaret.

La galère de Mahdia

Dans les années 1900, des pêcheurs à la recherche d’éponges font une découverte aussi inattendue que spectaculaire. Et c’est à quelques minutes au nord-est au large de Mahdia que ces pêcheurs signalent la présence d’objets antiques lesquels ont été avalés par l’océan. La cargaison renfermait de véritables trésors. Il s’agissait notamment de colonnes et de chapiteaux. Les fouilles qui ont été entrepris ont permis de confirmer qu’il s’agissait d’un bateau entier qui était chargé de toute une panoplie d’objets d’art qui étaient destinés à l’édification d’un monument des plus somptueux.

Le cimetière marin

Il est situé sur le côté ouest de la péninsule qui est actuellement connue pour être Borj Errasse. Il se trouve au cœur d’une dépression pas comme les autres. En effet, la hauteur maximale de cette dernière est seulement d’un mètre au dessus du niveau de la mer. Le cimetière marin de Mahdia est entouré de part en part par des éminences majestueuses dont la hauteur dépasse largement la quinzaine de mètres. Cet endroit magique s’étend d’une rive à l’autre du promontoire.

Pendant les saisons où le soleil est au rendez-vous et que les fleurs affichent leurs plus belles couleurs, le cimetière s’auréole d’une teinte or qu’elle doit aux végétaux qui l’entourent. Et dans toute sa magnificence, l’endroit est un véritable havre de quiétude où l’on peut se relaxer et se détendre en toute tranquillité.

Skifa Kahla

Egalement connue pour être Bab Zouila, l’on ne peut que s’émerveiller devant la gigantesque porte fortifiée laquelle date du seizième siècle. C’est par son biais que l’on pourra pénétrer dans le centre historique de Mahdia. Skifa Kahla fait également partie de l’un des rares édifices qui témoignent de la présence autrefois de anciennes murailles entourant la ville.

Bordj El Kébir

Il s’agit d’une forteresse aux dimensions grandioses qui a été construite à la fin du seizième siècle. Et c’est au niveau de la pointe du cap Afrique que l’on pourra se trouver face à cet édifice. Sa particularité réside dans le fait qu’elle recèle un passe recourbé qui donne sur une cour aussi impressionnante que la bâtisse.

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