Meknès
- noter cet article
Si l’on se trouve dans les environs du Moyen Atlas, l’on n’est pas loin de la ville de Meknès. Différentes découvertes peuvent être effectuées dans la ville. Et l’on notera que les plus fascinantes d’entre elles auront trait au patrimoine de la ville qui est aussi riche du point de vue de son histoire, de son architecture que de sa culture.
L’on notera en plus que cette cité revêt une importance bien particulière du fait qu’elle figure parmi les villes dites impériales que l’on peut trouver dans le pays. En sillonnant la ville, l’on sera subjugué par la diversité et l’originalité de toutes les constructions que l’on pourra observer.
Son histoire
Si l’on devait établir une histoire de la ville de Meknès, celle-ci débuterait voici quelques siècles… L’on débutera bien évidemment par sa création. Et elle le doit à une tribu Zénète que l’on connaît sous l’appellation de Meknassa. Déjà, l’on peut comprendre une chose concernant la ville : celle de l’origine de son appellation.
Aux alentours du onzième siècle de l’ère actuelle, la ville connaît un rebondissement dans son histoire. En effet, elle est occupée par les Almoravides. C’est surtout la Kasbah qui est une sorte de forteresse qui les intéresse et cette construction se trouve alors attaquée. Cette époque sera également marquée par le développement de la ville. Cette dernière prend alors son envol et ne tarde alors pas à être l’objet de multiples convoitises de la part de tous les voisins.
Près d’un siècle plus tard, la ville est le théâtre de plusieurs occupations. Celles qui marqueront le plus les esprits ne sont autres que l’occupation des Almohades puis celle des Mérinides. Pendant cette période, de nombreuses cités sont édifiées dans la ville, ce qui fait de cette dernière une ville où sont mélangées plusieurs cultures. Il s’agit notamment de la culture maghrébine et de la culture qui caractérise l’Espagne.
Meknès est entourée par plusieurs villes. Celle qui est la plus proche est la ville de Fès. Si l’on se réfère à l’histoire de cette dernière, elle est la capitale des Mérinides. Meknès ne tarde pas à de venir un endroit de plus en plus spécial. En effet, les vizirs qui sont de grands personnages choisissent de s’y installer. Toujours pendant cette même période, le patrimoine de la ville ne cesse de s’agrandir. L’on notera par exemple la mise en place de la médersa Bou Inania.
La ville se retrouve de nouveau à un tournant de son histoire. En effet, la dynastie mérinide s’effondre. Cela n’est vraiment pas de bon augure pour la ville. Cette dernière se fane alors petit à petit et la descente vers l’enfer de la ville se poursuit pendant quelques siècles qui ont semblé duré toute une éternité. Mais comme l’on se retrouve au creux de la vague, l’on ne peut que remonter, l’espoir n’est pas perdu pour la ville de Meknès.
C’est ainsi que lorsque le dix septième touche à sa fin, la ville connaît un regain d’espoir. En effet, elle peut de nouveau renaître de ses cendres et rêve de retrouver sa gloire d’autrefois. Les espoirs ne seront pas vains. La gloire est rendue à la ville et cette dernière connaître en plus une autre victoire : celle de ne plus être dominée par une ville qui se trouve dans me voisinage. Mais Meknès ne doit pas sa renaissance au simple fait su hasard. Il la doit à un sultan qui appartient à la dynastie alaouite. Lorsque ce dernier accède au pouvoir, il choisit la ville de Meknès pour être la capitale de son royaume.
Et la bonne fortune de la ville a l’air de ne plus vouloir s’arrêter. En effet, le sultan visionnaire n’a qu’un seul rêve : accomplir les mêmes prouesses que son homologue français de l’époque Louis XIV et mettre lui aussi en place un château de Versailles dans sa version marocaine et qui serait lui aussi reconnu dans le monde entier. La nouvelle ville impériale est alors le théâtre d’importants travaux.
Afin de pouvoir voir son projet aboutir, le sultan a recours aux capacités et aux exploits de plus de 10 000 esclaves. Le sultan lui-même s’occupe de superviser les travaux. Son désir le plus cher est de voir son château construit le plus rapidement possible. C’est ainsi que les plus lents font l’objet de réprimandes très sévères.
Le projet du sultan inclue une muraille. Et pour donner la place à cette dernière, la Kasbah ainsi qu’une bonne superficie de la ville sont réduits à néant. Cela s’avérait fort utile du fait que la muraille était prévue pour avoir une mesure de plus de 35 kilomètres .
Les travaux qui sont réalisés sur les chantiers sont multiples. En effet, l’on pouvait trouver des espaces qui étaient exclusivement réservés pour la construction d’un palais, de mosquées, d’écuries, d’entrepôts, de greniers, de bassins mais aussi de jardins… Ce n’était plus un simple palais, l’on avait alors assisté à l’édification d’une véritable cité impériale qui une fois terminée serait des plus imposantes. Son magnifique palais qui se trouve au centre de toutes les autres constructions, est prévu pour des destinations bien précises. En effet, y sont concentrés l’administration mais aussi le harem du sultan.
Lorsque l’ambitieux sultan est décédé, ses successeurs achèvent les travaux qui ont été commencés. La nouvelle cité impériale est sublimissime et une chose est certaine : feu Moulay Ismail a réalisé son rêve le plus cher. Et après lui, toute la dynastie des Alaouites n’a cessé de bâtir et de bâtir des constructions aussi superbes les unes que les autres. De par ses nombreuses richesses, la ville de Meknès est classée Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’Unesco en l’année 1996.
Pour un séjour à Meknès, cliquez ici => Maroc

