Parc national du banc d’Arguin
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Le parc national du banc d’Arguin s’étire sur près de 200 kilomètres le long du littoral mauritanien et il s’étend sur une surface de plus de deux dizaines de milliers de kilomètres. L’on notera que cette superficie est constituée quasiment en proportions similaires de zones maritimes et terrestres.
S’étalant sur la bordure atlantique, le parc renferme des formations sableuses, des zones de côte dominées par des marécages ainsi que des îlots entourés d’eaux peu profondes. La rudesse typique des zones désertiques s’amalgame avec les trésors biologiques de la mer pour créer des panoramas dont le contraste forme des vues exceptionnelles d’exception à couper le souffle. Du côté de la faune, celle-ci est aussi intéressante que diversifiée. En effet, il est possible d’y observer de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs qui choisissent de s’établir dans le parc pendant les saisons fraîches. L’on peut également admirer différentes espèces de tortues de mer ainsi que des dauphins que l’on ne se lasse point d’admirer.
Un parc national exceptionnel
La côte du parc est riche d’un écosystème extraordinaire lequel est plongé dans une cascade de remontées d’eaux profondes froides qui sont particulièrement riches en éléments nutritifs (c’est ce qui est connu pour être le phénomène de upwelling). La succession d’herbiers et de upwelling est à l’origine d’un rendement biotique importante. Elle explique également la présence d’une population très diversifiée d’animaux de différentes espèces dont des oiseaux, des poissons, des invertébrés ou encore des mammifères marins.
Et c’est précisément dans le dessein de protéger un cadre de vie exceptionnel abritant une biodiversité sans pareille que les autorités mauritaniennes prennent la décision de mettre en place le Parc National du Banc d’Arguin. Ce dernier est reconnu en 1982 comme étant une zone humide d’importance internationale dans le cadre de la convention de Ramsar. En 1989, le parc est déclaré comme étant un site du patrimoine mondial suivant le Programme « l’Homme et la Biosphère » de l’UNESCO. Actuellement, l’importance du parc du point de vue national est accentuée par le fait que son administration est directement rattachée au Secrétariat Général du Gouvernement.
Quelques espèces animales à découvrir
Les tortues marines
Il existe plusieurs espèces de tortues qui ont choisi de s’abriter dans le Parc National du Banc d’Arguin. Il s’agit essentiellement de la tortue verte ou le Chelonia mydas, de la tortue luth ou Dermochelys coriacea et plus rarement de la caouanne ou Caretta caretta et de la tortue à écailles imbriquées ou Erethmochelis imbricata.
Les spécialistes en la matière ont noté que l’activité de nidification des espèces qui sont les plus fréquemment rencontrées dans le parc est quelque peu limitée. La réalisation de recapture de tortues préalablement baguées a permis de mettre l’accent sur le lien qui existe entre certaines populations que l’on peut trouver en Mauritanie et celles qui se reproduisent en Guinée Bissau.
Bien que les tortues ne fassent pas l’objet d’une pêche visée, elles sont régulièrement victimes de filets à requins et l’on doit noter que leur chair est particulièrement appréciée par les Imraguen.
Les crabes
Cet animal fait partie de la population visible de la faune des profondeurs qui est très dense et diversifiée. Sa composition ainsi que l’abondance de son peuplement demeurent encore peut connus mais la certitude réside dans le fait que l’on retrouve sur l’estran des crabes par millions pendant la marée basse.
Les mammifères marins
Cette catégorie est très bien représentée dans tout la parc du banc d’Arguin.
Pour ce qui est de la population des phoques moines ou Monachus monachus que l’on peut trouver au Cap Blanc, elle constitue la dernière concentration qui est génétiquement viable de cette espèce de phoques. Elle figure également dans la liste des douze espèces qui sont les plus menacées dans le monde entier.
Cette espèce unique trouve refuge près des falaises qui se trouvent sur la côte ouest du cap. Cette population a connu une mortalité massive au mois de mai 1997. Les causes de ce phénomènes restent à ce jour quelque peu floues et les spécialistes se dont actuellement le devoir d’effectuer une évaluations de ses retombées à long terme pour la survie de toute la colonie qui est présente dans le parc. A cet effet, l’on notera qu’un plan de sauvegarde du phoque moine que l’on trouve essentiellement dans la partie centre – est de l’Atlantique est actuellement en cours d’étude. Plusieurs pays y participent, notamment l’Espagne, le Maroc, la Mauritanie et le Portugal.
Les dauphins
Le parc national du banc d’Arguin est réputé pour les différentes espèces de dauphins qu’il abrite. Les visiteurs ont l’opportunité d’observer le grand dauphin ou dauphin souffleur qui est connu scientifiquement sous le nom de Tursiops truncatus. L’observation de ce fameux dauphin se fait à une distance assez proche de la côte. Cet animal des plus rusés se fait parfois le coéquipier de la pêche Imraguen au mulet et son aide précieuse, il l’offre plus ou moins volontairement.
Il est également possible d’apercevoir le dauphin à bosse de l’Atlantique ou dauphin de Guinée connu scientifiquement comme étant le Souza teuszii. Cette espèce est nettement plus difficile à observer.
Enfin, l’on peut faire la rencontre de l’orque épaulard de son nom scientifique Orcinus orca qui compte parmi les hôtes habitué du Parc.
La végétation
En effectuant la visite du parc national du banc d’Arguin, il est possible de faire connaissance avec les plantes que l’on retrouve habituellement dans les milieux désertiques. C’est ainsi que l’on peut observer des arbustes ou encore des arbres tels que l’acacia faux gommier ou Acacia tortilis, le pommier de Sodome ou Calotropis procera, le figuier d’enfer ou Euphorbia balsamifera, Maerua crassifolia, Cormulaca monacantha, Balanites aegyptiaca.
L’on peut également observer des plantes graminées comme le Stipagrostis pungens ou le Panicum turgidum.

