Tlemcen
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Tlemcen est une ville du Nord-Ouest de l’Algérie et elle est le chef-lieu de la wilaya qui porte le même nom. Se trouvant dans l’arrière-pays, la ville est entourée par des imposantes plantation, ses terres sont très fertiles et favorisent la culture de diverses plantes. De même, elle est connue pour ses articles de maroquinerie très originaux, ses somptueux tapis mais aussi ses prouesses dans le domaine des tissus. La domination de la culture berbère, arabe, turque et française à l’époque coloniale en a fait un endroit très attirant pour les touristes. Cette ville est un territoire multiracial qui englobe la culture de plusieurs peuples à la fois.
Il faut également savoir que Tlemcen fut très prospère en tant que capitale d’un sultanat arabe de 1282 à 1553, date à laquelle elle passa sous la domination des Turcs ottomans. Elle fut sous domination française de 1842 jusqu’en 1962, qui est la date de l’indépendance de l’Algérie. Beaucoup de personnages se succédèrent pour régner chacun leur tour sur la belle cité de Tlemcen.
Histoire de la cité
La ville de Tlemcen, ou encore appelée Pomaria est créée à la fin du IIème siècle en tant que base militaire à la limite de l’empire romain. La cité a aussi un rôle majeur en ce qui concerne la religion attendu qu’elle devient le siège d’un épiscopat catholique : l’évêque Victor qui y réside a joué un rôle fondamental au Concile de Carthage.
Tlemcen fut pendant une longue période de son histoire, la capitale du Maghreb central. À la fin du VIIIème siècle et durant le IXème siècle, la ville devient un des annexes du kharidjisme en Afrique du Nord. En 771, Abû Qurra de la tribu Sufrite des Ifren de Tlemcen arriva à retirer aux arabes toute l’Ifriqiya. Au XIème siècle, Tlemcen devint après Marrakech, la deuxième capitale des Almoravides, qui englobait le Maroc actuel et une partie de l’Algérie occidentale. Au XIème siècle, sous les Almohades, Tlemcen est un centre d’échanges commerciaux de premier ordre et la capitale du Maghreb central.
Le royaume de Tlemcen, fondé en 1282 suit un parcours extraordinaire. Cet empire est gouverné par la dynastie des Abdalwadides. À son summum, cet État contrôle un territoire allant de l’Atlas à l’actuelle Tunisie au XVème siècle. Des trois capitales des dynasties qui régnaient au Maghreb (Fès, Tlemcen et Tunis), Tlemcen était la ville la plus civilisée. Elle attirait les savants et les artistes provenant de part et d’autre de la terre. Cette cité était également un centre d’études de la religion musulmane. Il y avait cinq médersas de renom. Les Tlemceniens étaient en admiration devant Sidi Wahhab, qui fut l’ami du prophète et qui, venu à la suite de Oqba avait été enterré dans la ville, Sidi Daoudi, le grand saint du Xème siècle.
En 1553, l’écroulement des trois dynasties du Maghreb, c’est-à-dire les Mérinides, les Abdalwadides, et les Hafsides, engendre, en Algérie en particulier, à un grand nombre de villes royaumes, étant donné la disparition de toute autorité centrale : ceci a donné naissance au royaume de Ténès, au royaume d’Alger, au royaume de Cherchell, mais aussi ce qui reste du Royaume de Tlemcen. Conjointement à cette division, les violences sur les villes de la côte, commandées par les Espagnols, dissipent la peur et l’affliction chez les populations d’alors qui font appel tel que l’a fait l’émir d’Alger, aux fameux corsaires Aaroudj et Khair-Eddine pour garantir leur protection, le royaume de Tlemcen est alors sous le protectorat ottoman. Ce passage transitoire qui s’est passé pendant la disparition de la dynastie des Abdalwadides ne s’est pas faite facilement. Peu après l’établissement des lois de l’hospitalité, Aaroudj supprime l’émir d’Alger dans son bain et poursuit ses fidèles. Ses janissaires tuent et violent à qui mieux mieux. Les corps sont attachés aux murailles. Aaroudj poursuit ses opposants jusqu’à Tlemcen. Mais le Sultan de Tlemcen, partenaire avec le gouverneur espagnol d’Oran, arrive avec ses armées, chasse Aaroudj de Tlemcen et finit quand même par mettre fin à sa vie. Un autre frère cadet d’Aaroudj, Ishaq, prit une faible part à la fondation de la Régence d’Alger ; nommé roi de Ténès, il réside à El Kalaâ, puis il fut assassiné en 1518 au moment où il sortait de la capitale qu’il venait de livrer par suite d’une abandon face à l’armée espagnole commandée par Dom Martin d’Argote qui avait amené avec lui les contingents arabes restés fidèles à Abou Hammou, Sultan de Tlemcen. Khizr, frère de Aaroudj, prit la relève et le succéda à Alger et se fit nommer "Khayr ed-Din", ce qui signifie "le Bien de la Religion". Désigné Capitan-Pacha ou aussi grand amiral de la flotte turque et Beylerbey ou gouverneur des îles, il se montra plus prudent que son frère, et gouverna ses armées depuis la capitale où il est domicilié.
Plus cosmopolite et ouverte de par son histoire qu’Alger et Oran, la cité de Tlemcen connaît autant que les autres villes d’Algérie une relative paix sociale à l’époque de l’Algérie française.
A ne pas rater : la Grande Mosquée
Lorsque l’on est en visite dans la ville de Tlemcen, l’on ne doit surtout pas rater sa mosquée laquelle se trouve en plein cœur de la ville. Ce que l’on ne manquera pas de constater lorsque l’on pose ces yeux sur cet édifice, c’est son architecture pas comme les autres. Son accès et également des plus originaux puisque l’on peut y accéder par différentes portes d’entrée. La bâtisse couvre une superficie considérable qui lui vaut d’ailleurs la qualification de « grande ». Lorsque l’on entreprend la découverte de cette construction majestueuse, l’on ne pourra qu’être émerveillé par la splendeur de cette mosquée aussi bien dans sa partie intérieure que dans sa partie extérieure.
Lorsque l’on a fait la découverte de la fabuleuse Tlemcen, l’on a pu faire connaissance avec une histoire des plus fascinantes dignes d’un roman… De plus, l’on a également la possibilité de contempler des monuments prestigieux que l’on ne peut visiter que dans cette région du monde…

